Déjà, quand on a 18 ans le caractère change. Il s'affirme. On comprend certaines choses, qui faisaient mal, qu'on évite maintenant.
On apprend à différencier les gens bien et les gens qui ne nous apporteront rien, sauf du mal.
On prend conscience qu'il nous reste beaucoup de choses à apprendre, parce que chaque journée est tant une claque qu'une caresse sur la peau.
Parfois même on a peur du bonheur... Pas parce qu'il est là, mais parce qu'il risque de s'enfuir...
On a encore du mal. Parfois on joue encore au jeu de "y'a un mois, y'a un an... Où j'en étais?"
Et on le sait même pas. Même avec le recul.
Mais on avance. Il y a trop de choses à perdre si on avance plus.
Mais on se rend compte que finalement, il y a des sentiments chez nous qui ne dépendent pas de la maturité. Des sentiments qui feront partie de nous, dans 10, 20, 30 ans...
Des pics au coeur qu'on gère plus ou moins. Des douleurs qui se réveillent à la moindre allusion.
Des bleus à l'âme auquels il n'existe pas d'arnica.
C'est pas grave. La pommade quelqu'elle soit, on la passe. Moi j'ai trouvé ma pommade. J'en ai même plein de tubes.
Et c'est ça, la caresse sur la peau, la petite brise de la vie...
(Un vieil article... Je voulais le publier quand même...)


