Oooh... Le vilain petit incident qui s'insinue en début de soirée... Non, rien de grave en lui-même...
Et puis si. Déjà, ça m'énerve. Et j'ai mal à la tête. Il fait froid dehors, j'ai envie d'un milk-shake à la fraise, la télé capte très mal dans ma chambre, toute manière je veux pas la regarder cette télé, je veux pas sortir, je sais pas ce que je veux mais je le veux très fort!!
Tiens je vais fumer une clope à l'intérieur, ça énervera ma mère, et avec un peu de chance je saurais ce que je voudrais (ne pas avoir fumer ma clope à l'intérieur).
Il avait raison le Gad avec ses moments "j'sais pas ce que j'ai". Mais lui aussi, d'abord, je l'emmerde, j'ai quelque chose, okay, mais je sais pas ce que c'est!!
Je m'ennuie trop. Et si j'creusais un p'tit peu plus loin..?
Avant-hier déjà, hein. Il y a un gars qui a pas voulu me faire la bise (le fait que j'avais la grippe, et que ma voix enrouée le prévenait "j'suis malaaade" m'échappe totalement, ça fait moins mélo). Et en sixième, y'avait des filles de ma classe qui se moquaient de moi, parce que je portait encore des robes à fleurs.Et en CE1, mon amoureux était amoureux de Laura. Parce qu'elle avait des robes à fleurs.
Et moi pas.
J'suis mal aimée. Une rejettée de la société. J'ai plus qu'à m'exiler en Alaska, à me construire un igloo et à vivre de sushis.
Et tout le monde s'en ficherait, d'ailleurs personne ne m'a envoyé de texto depuis plus d'une heure.
Toute manière, le prochain qui m'apelle, il se prendra tout dans la gueule, tiens, bien fait pour lui, il avait qu'à m'apeller une heure plus tôt, avant ma crise.
Bon, je pense que c'est le moment de sortir la musique dramatique (Cabrel, De Palmas, Raphaêl, Jean Ferrat, toute la clique, quoi). Et de fouiller dans mon frigo. C'est quoi ce truc. Un topinambour. C'est une blague? Non? Bon, ça se cuit comment?
Résumons: je suis emmitouflée dans ma couette, à pleurer sur un topinambour, et à hocher vivement la tête en entendant "bien sur la vie nous fait offense, bien sur la vie nous fait misère"
Alors que j'aurais pu me faire une tomate et écouter "Fais la Poule". Et appeler quelqu'un, en réalisant qu'un coup de fil donnait ouverture à minimum trois plans de sortie.
Non, je ne suis pas folle (du moins, pas plus que d'habitude). J'ai juste analysé l'évolution d'une crise et vous en fait le compte-rendu en changeant quelques détails. (sauf le coup de Laura en CE1, ça m'énerve, j'peux même pas la traiter de sale pute, elle avait 7 ans).
Aller, un p'tit effort... J'suis sûre que ça vous est tous arrivé au moins une fois..!
En attendant, moi, je cuis mon truc bizarre, je fonce devant la télé et dès demain, je m'achète une robe à fleurs!
(Au fait, si j'suis pas sortie c'était pas parce que j'suis déprimée, mais j'ai une vieille flemme. Tiens, ça arrive souvent ça aussi, les vieilles flemmes)
Et puis si. Déjà, ça m'énerve. Et j'ai mal à la tête. Il fait froid dehors, j'ai envie d'un milk-shake à la fraise, la télé capte très mal dans ma chambre, toute manière je veux pas la regarder cette télé, je veux pas sortir, je sais pas ce que je veux mais je le veux très fort!!
Tiens je vais fumer une clope à l'intérieur, ça énervera ma mère, et avec un peu de chance je saurais ce que je voudrais (ne pas avoir fumer ma clope à l'intérieur).
Il avait raison le Gad avec ses moments "j'sais pas ce que j'ai". Mais lui aussi, d'abord, je l'emmerde, j'ai quelque chose, okay, mais je sais pas ce que c'est!!
Je m'ennuie trop. Et si j'creusais un p'tit peu plus loin..?
Avant-hier déjà, hein. Il y a un gars qui a pas voulu me faire la bise (le fait que j'avais la grippe, et que ma voix enrouée le prévenait "j'suis malaaade" m'échappe totalement, ça fait moins mélo). Et en sixième, y'avait des filles de ma classe qui se moquaient de moi, parce que je portait encore des robes à fleurs.Et en CE1, mon amoureux était amoureux de Laura. Parce qu'elle avait des robes à fleurs.
Et moi pas.
J'suis mal aimée. Une rejettée de la société. J'ai plus qu'à m'exiler en Alaska, à me construire un igloo et à vivre de sushis.
Et tout le monde s'en ficherait, d'ailleurs personne ne m'a envoyé de texto depuis plus d'une heure.
Toute manière, le prochain qui m'apelle, il se prendra tout dans la gueule, tiens, bien fait pour lui, il avait qu'à m'apeller une heure plus tôt, avant ma crise.
Bon, je pense que c'est le moment de sortir la musique dramatique (Cabrel, De Palmas, Raphaêl, Jean Ferrat, toute la clique, quoi). Et de fouiller dans mon frigo. C'est quoi ce truc. Un topinambour. C'est une blague? Non? Bon, ça se cuit comment?
Résumons: je suis emmitouflée dans ma couette, à pleurer sur un topinambour, et à hocher vivement la tête en entendant "bien sur la vie nous fait offense, bien sur la vie nous fait misère"
Alors que j'aurais pu me faire une tomate et écouter "Fais la Poule". Et appeler quelqu'un, en réalisant qu'un coup de fil donnait ouverture à minimum trois plans de sortie.
Non, je ne suis pas folle (du moins, pas plus que d'habitude). J'ai juste analysé l'évolution d'une crise et vous en fait le compte-rendu en changeant quelques détails. (sauf le coup de Laura en CE1, ça m'énerve, j'peux même pas la traiter de sale pute, elle avait 7 ans).
Aller, un p'tit effort... J'suis sûre que ça vous est tous arrivé au moins une fois..!
En attendant, moi, je cuis mon truc bizarre, je fonce devant la télé et dès demain, je m'achète une robe à fleurs!
(Au fait, si j'suis pas sortie c'était pas parce que j'suis déprimée, mais j'ai une vieille flemme. Tiens, ça arrive souvent ça aussi, les vieilles flemmes)



